Découvrez un épisode du podcast « Histoires d’entreprises », marqué par la participation de François Giboire. Animé par Martin Videlaine (et sponsorisé par BlueBirds), cet échange pose une question fondamentale : peut-on réellement conjuguer croissance économique et respect de l’environnement ?
Pour explorer cette thématique majeure, François Giboire partage le micro avec deux expertes engagées : Magali EUVERTE, Coordinatrice régionale du Groupe SNCF en Bretagne, et Sophie Leclercq, Co-pilote de la CEC Grand Ouest.
Un héritage au service de demain
Martin Videlaine revient sur la genèse de la CEC (Convention des Entreprises pour le Climat). Émanant de la Convention Citoyenne pour le Climat née en 2019, cette association s’est donnée pour mission de transformer nos modèles économiques. Économies d’énergie, rénovation thermique, mobilités durables ou encore leviers de financement de la transition écologique sont ses sujets de prédilection.
La CEC : Quand l’entreprise se met au service du vivant
Fondée en décembre 2020, l’association Convention des Entreprises pour le Climat (CEC) déploie des parcours de transformation profonde destinés aux décideurs économiques. Sa mission est claire : placer les entreprises au centre des réponses face à l’urgence écologique.
Le manifeste de la CEC interroge nos modèles avec plusieurs questions désarmantes :
« Que se passerait-il si les dirigeants prenaient le temps de comprendre notre dette écologique aussi bien qu’ils maîtrisent leur compte d’exploitation ? »
L’ambition est de substituer le désir à l’impératif et cette volonté est gravée dans l’ADN de l’association : « Rendre irrésistible la bascule de l’économie extractive vers l’économie régénérative avant 2030. » C’est cet élan, porté par les convictions du Groupe Giboire, qui a conduit notre Directeur Général à partager sa vision lors de cet entretien en ligne dès aujourd’hui.
Un dialogue pour réconcilier croissance et vivant
Cet épisode est une invitation à explorer les convictions profondes des dirigeants qui ont choisi l’engagement. François Giboire y réaffirme l’ambition du Groupe Giboire : renforcer, année après année, la conduite durable et responsable de chaque projet. Cette démarche s’appuie sur une feuille de route concrète (partagée ci-dessous) qui dresse nos actions actuelles et nos engagements futurs. Ce document s’inscrit dans la parfaite continuité de notre stratégie environnementale et vient aujourd’hui donner une impulsion nouvelle à nos indicateurs de performance.
Au cœur de cet échange, une question fondamentale revient : comment bâtir une croissance qui soit enfin en paix avec les enjeux sociétaux et environnementaux ? Pour François Giboire, la réponse réside dans une reconnexion nécessaire entre nos activités immobilières et le monde du vivant. Ce croisement de regards est enrichi par l’expertise de Sophie Leclercq qui précise avec clarté les missions de la Convention et le défi de transformation lancé aux entreprises participantes.
Genèse d’un engagement : « La planète n’attend pas »
Tout commence par une prise de contact de l’association, suivie d’un échange direct entre François Giboire et le Président du Groupe Charier. C’est au cœur de ce dialogue entre pairs que l’adhésion à la Convention des Entreprises pour le Climat s’est imposée comme une évidence. Face à l’exigence du défi, une conviction simple et sans appel a scellé cet engagement : « La planète n’attend pas. »
Au-delà d’une conviction personnelle, François Giboire perçoit une nécessité vitale : si l’entreprise n’évolue pas, elle risque de perdre sa place dans le monde de demain. Mais c’est lors de la première session que la prise de conscience devient un choc. Un chiffre, un seul, le percute :
« l’OMS prévoit qu’en 2050 les antibiotiques pourraient ne plus être efficaces. »
En songeant à l’avenir de ses filles, et en regardant son aînée de deux ans, la donnée statistique s’efface devant la réalité humaine. C’est le cœur du père qui a basculé le premier, puis celui du dirigeant.

Une impulsion nouvelle pour nos piliers de développement durable
C’est dans la force du collectif que François Giboire puise une certitude : en « faisant masse », il est possible d’inverser la courbe des chiffres sombres. Loin de repartir de zéro, il a choisi d’accélérer la stratégie environnementale historique du Groupe, articulée autour de ses trois piliers DD : le carbone, la biodiversité et l’économie circulaire.
Au Directeur Général d’illustrer ce nouveau cap par un exemple fort :
« Aujourd’hui, nous prenons l’engagement de privilégier le développement sur des friches industrielles afin de préserver la biodiversité. Nous privilégions désormais ces friches avec un objectif clair : d’ici dix ans, 50 % de nos projets porteront sur ce type de requalification urbaine. Notre philosophie est de repartir de l’existant, avec par exemple des actifs de bureaux où la structure est bonne. Nous avons un projet à Vannes qui redonne vie au bâti et illustre très bien cela. Raser et reconstruire aurait été plus simple dans le projet « Renaissance », mais l’impact carbone nous a dicté une autre voie. Démolir, c’est générer une montagne de déchets : nous avons estimé que ça représenterait le passage de 10 000 camions à travers la ville. Imaginez pour les riverains ! »
* Découvrir le projet Renaissance à Vannes

Au fil des échanges, François Giboire affiche une sérénité lucide : « mille choses restent à faire », reconnaît-il. Pour ce bientôt quarantenaire, l’heure est au retour aux évidences. Est-il préférable de déjeuner à la fraîcheur naturelle d’un arbre ou dans l’air artificiel d’un bureau climatisé ? Si la climatisation généralisée nous paraîtra peut-être, dans quelques années, comme une hérésie, les participants à ce plateau assument leurs convictions autant que leurs propres incohérences, avec la volonté farouche de les dépasser.
Sophie Leclercq rappelle avec justesse qu’il fut un temps où interdire la cigarette à l’intérieur semblait impensable. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour nos installations les plus polluantes ? François Giboire l’avoue sans détour :
« Dans cette course effrénée à la production, le bon sens a parfois été sacrifié au fil des décennies. Remettre nos pratiques en question, sans tabou, est aujourd’hui l’enjeu vital de la CEC. »
Un épisode qui porte haut les ambitions du Groupe
Plongez au cœur d’un échange où la notion de temps est omniprésente. Alors que la quatrième génération est aujourd’hui aux commandes, la pérennité du Groupe Giboire se conjugue désormais avec les impératifs du futur. Que transmettrons-nous aux prochaines générations ? François Giboire y pense déjà, car la transmission est inscrite dans l’ADN familial :
« Je crois profondément au modèle de coopération. Nous savons que dans trente ans, tout sera différent. Si nos fondations restent les mêmes, c’est aujourd’hui que nous devons prendre le virage. »
Pour bâtir une ville de demain résiliente, juste et désirable, tout est à réinventer. Cet épisode dévoile le Cap 2035 du Groupe : un choix stratégique fort qui privilégie la réhabilitation à la construction neuve, pour une prise en compte exemplaire de l’existant.
Ne manquez pas cet entretien passionnant, une boussole pour comprendre nos défis de demain.